Le 17 mars prochain, les électeurs vaudois seront appelés à remplacer Pierre-Yves Maillard au gouvernement cantonal. C’est là une belle occasion de donner un nouveau souffle à un exécutif qui en a bien besoin. Ces derniers mois, il n’a en effet pas été épargné par les péripéties et cela se ressent dans sa manière de gérer les affaires du canton. Le « compromis dynamique » tant vanté semble éteint et aucune nouvelle orientation forte ne se dégage. Or il faut se rappeler que le succès du canton n’est pas acquis éternellement et que la situation économique tendue ainsi que les nouveaux défis urbanistiques, démographiques et technologiques demandent dès aujourd’hui des réponses fortes.

Quelles sont donc les options à disposition? La gauche et l’UDC présentent chacun leur-es candidat-es, avec un objectif assez simple : le gouvernement doit rester à gauche, respectivement revenir bien à droite, chaque camp étant convaincu qu’il possède la solution pour résoudre les problèmes du canton. La leçon des belles années n’a donc pas été apprise, et le risque de blocage à l’intérieur du gouvernement ou dans les relations avec le Grand Conseil ira croissant. Nous devons en tirer une conclusion simple : le nouveau compromis dynamique auquel les Vaudois ont droit ne pourra apparaître que si l’on intègre le centre dans la combinaison. Trois à gauche, trois à droite et un centriste, n’est-ce pas la nouvelle « formule magique » pour le canton ?

Bien entendu, un parti centriste tel que le PDC n’a pas seulement vocation à faire le « trait d’union » mais aussi à amener des idées fortes au gouvernement. Ainsi le programme que je défends s’adresse avant tout aux ménages de la classe moyenne, trop oubliés ces dernières années : il s’agit d’abord de rendre du pouvoir d’achat à ces derniers, par une fiscalité modérée et des aides fondées sur le principe de relance dans l’activité plutôt que d’assistanat. Il s’agit aussi de mieux contrôler les coûts de la santé, notamment en diminuant la charge des primes d’assurance-maladie, et en empoignant le défi du vieillissement de la population. Il s’agit finalement, et c’est essentiel, de soutenir les PME, et de promouvoir l’ouverture du canton tout en défendant l’emploi local ; cela allant de pair avec un développement urbanistique respectueux du territoire.

Comme je l’ai indiqué, je conçois cette démarche comme un partenariat avec les autres personnalités qui composent le collège. Contrairement aux blocs de droite et de gauche, la force du PDC réside dans sa capacité de consensus et sa recherche permanente de solutions pragmatiques. L’équilibre au Conseil d’Etat est l’une des conditions de la bonne marche du Canton, voter PDC c’est garantir une formule qui a fait ses preuves.